EPHAI


Etude des Pathogènes et des Hôtes vers une Approche Intégrative




Personnel permanent Poste d'accueil Etudiants Sujets de stage à pourvoir
Modèle Leishmania Modèle Staphylococcus aureus Modèle Mycobacterium tuberculosis
ANR IAEL Financement hospitalier AUF MIE


ANR " Santé Environnement/ Santé Travail "

Impact de l'anthropisation et de l'environnement sur le fonctionnement des foyers de leishmanioses (lire la suite).


Ce projet a été retenu pour financement par l'ANR dans le cadre de l'appel d'offre Santé Environnement/ Santé Travail (session septembre 2006). Il est fait en collaboration avec T. De Meeûs (porteur du projet), responsable de l'équipe SGASS et en parallèle avec le projet EREMIBA financé par l'ANR en 2005 et porté par les équipes DySMI et SGASS.


Ce projet porte sur l'étude de l'impact de l'anthropisation et de l'environnement sur le fonctionnement des foyers de leishmanioses par des analyses génétiques et épidémiologiques en Guyane, dans le sud de la France, et au Sénégal. Les activités humaines influencent profondément les conditions environnementales des êtres vivants, aussi bien globalement (changements climatiques) que localement (activités agricoles et minières, déforestations). Les pathogènes subissent eux aussi ces changements, soit directement au niveau de leur diversité et distribution, soit au travers des modifications subies par leurs hôtes sauvages ou par leurs vecteurs. Dans ce contexte, nous proposons d'étudier les effets de l'anthropisation et des modifications de l'environnement sur l'épidémiologie des leishmanioses et de corréler ces observations avec la structure génétique des populations naturelles des Leishmania et des insectes vecteurs qui les transmettent. Cette approche a pour but général d'explorer et de comprendre le mode de fonctionnement des foyers de leishmanioses dans des environnements présentant des niveaux de complexité épidémiologiques et d'activités humaines variés. Dans ce cadre, nous avons choisi plusieurs régions d'étude présentant des degrés d'anthropisation variés, des environnements et des niveaux d'endémicité différents : (i) la Guyane Française en raison de la grande variété de biotopes allant d'un environnement 100% anthropisé à la forêt totalement vierge; (ii) le Sud de la France (Pyrénées Orientales et Hérault) qui présente un biotope très anthropisé et bien connu, (iii) le Sénégal en milieu rural en raison d'un biotope moins anthropisé ou récemment anthropisé. Les objectifs spécifiques sont: (i) d'étudier l'épidémiologie des foyers de leishmaniose dans les divers environnements de Guyane Française et en fonction du niveau d'anthropisation (état du couvert végétal) par l'identification des hôtes réservoirs, l'identification des espèces de vecteurs, l'identification des espèces de Leishmania présentes, leur taux d'infection et l'évaluation du risque sur la santé humaine; (ii) d'étudier la structure génétique des populations naturelles des Leishmania en Guyane Française en fonction des différents biotopes (forêt primaire, zones de forêt plus ou moins dégradées et zones urbaines) et en fonction de la profession et l'activité des patients prélevés (agriculteur, activités urbaines, activités en forêt, etc.); (iii) d'étudier la structure des populations des espèces de phlébotomes reconnues comme principaux vecteurs; (iv) de comparer les structures des populations des pathogènes avec celles observées chez leurs vecteurs phlébotomes; (v) de comparer la structure des populations de ces parasites à celles rencontrées dans le Sud de la France, biotope très anthropisé et montrant une diversité de leishmanies, de vecteurs et de réservoirs (chiens) bien moindre que celle de Guyane ainsi qu'au Sénégal moins anthropisé et touché, entre autres, par la même espèce de Leishmania que l'Europe.


Ce projet est réalisé en collaboration avec le laboratoire de parasitologie mycologie et le Laboratoire de Zoologie des Invertébrés de l'IFAN de l'université Cheikh Anta Diop de Dakar; le Laboratoire de Paléontologie, Institut des Sciences de l'Evolution, UMR-5554-CNRS, le Centre de Primatologie de l'Institut Pasteur de la Guyane; le Laboratoire de Parasitologie-Mycologie (Châtenay-Malabry) de l'Université Paris Sud Faculté de Pharmacie, le Laboratoire de Parasitologie-UMR5093 Université Montpellier 1/CNRS; Service de Parasitologie Mycologie du Centre Hospitalier de Cayenne; service de Dermatologie du Centre Hospitalier de Cayenne; le laboratoire de Parasitologie de la Faculté de Pharmacie de Reims. Les membres de l'équipe impliqués dans ce projet sont Mallorie Hide, Virginie Rougeron (thèse) et Anne-Laure Bañuls.